Les jobs de vacances ne peuvent pas être réservés à la famille du personnel

31 Mai 2017
Domaine d'action: Emploi
Critère de discrimination: Autres critères

Chaque année, Unia reçoit des questions d’employeurs qui veulent savoir s'ils peuvent réserver des emplois d'été pour les enfants ou les membres de la famille de son propre personnel. Le fait de pouvoir justifier d'une expérience en tant qu'étudiant est valorisant sur le marché du travail et c'est pour cette raison qu'il est important, pour Unia, de donner à tous les jeunes la même chance. Par conséquent, on peut considérer que le fait de réserver les jobs de vacances aux seuls membres de la famille des salariés d’une entreprise est discriminatoire. Unia recommande d'ouvrir seulement une partie des emplois d'été disponibles pour la famille du personnel.

À la demande de nombreux employeurs, Unia a examiné la question des jobs d'été.

A nos yeux, tous les jeunes devraient  avoir la chance de trouver un job de vacances. C'est clairement un point positif sur un curriculum vitae lorsque le jeune se retrouvera sur le marché de l'emploi. Pourtant, de nombreux employeurs accordent la priorité aux enfants ou à des parents de leurs employés.

Si une entreprise exclut d’office les candidats jobistes sur base d’un des critères protégés par la loi, il doit y avoir un but légitime qui respecte également une notion de proportionnalité. Le fait de voir des étudiants empêchés d’accéder à un job de vacances uniquement parce qu'ils ne sont pas membres de la famille travaillant dans l'entreprise, ne répond pas à une possible exception.  

Par ailleurs, qu'en est-il de l'égalité des chances? Si l'entreprise manque de diversité au sein de son personnel, on peut penser que les jeunes étudiants issus de l'immigration ou handicapés, par exemple, seront laissés pour compte

Selon Unia, il pourrait être admis de réserver un pourcentage des emplois étudiants disponibles aux enfants de leur propre personnel. Mais la majorité doit être ouverte aux candidats qui n’ont aucun lien familial avec un membre du personnel.

Voici la carte blanche sur ce sujet signée par Patrick Charlier, directeur d'Unia (OPINION, La Libre Belgique du 14/06/2017)