Sondage sur la tolérance

Dans quelle mesure les Belges sont-ils tolérants par rapport aux minorités ethniques ?

Dans le cadre du plan fédéral de lutte contre le racisme rédigé approuvé en 2004 par le gouvernement Verhofstadt II, le Centre a porté le projet d’une enquête portant sur la tolérance de la population belge envers les minorités ethniques.

Dans un premier temps, le Centre a commandité une étude de faisabilité portant sur ‘Le baromètre de la tolérance en Belgique’, réalisée par ISPO (K.U.Leuven) et GERME (ULB). Cette étude de faisabilité a préparé l’enquête quantitative présentée ici, notamment en formulant une série d’enseignements concernant le questionnaire.

La réalisation concrète de l’étude a été confiée à Ipsos Belgium.
Dans cette étude quantitative, il s’agit de mesurer les attitudes des Belges envers la diversité ethnoculturelle, ainsi que les sentiments, comportements et idées négatives (racistes, xénophobes, ethnocentriques) ou positives (tolérance, confiance, etc.) envers les minorités ethniques.

La mesure des attitudes relatives à l’antisémitisme, à l’islamophobie et à la diversité religieuse ne rentre donc pas dans le domaine de recherche de cette étude. Le Centre pour l’Égalité des Chances et la Lutte contre le Racisme a souhaité analyser l’attitude de
l’ensemble de la population vis-à-vis de 4 grands groupes ethniques minoritaires en Belgique : les
Maghrébins, les Turcs, les Africains subsahariens et les Européens de l’Est.

L’enquête porte à la fois sur l’attitude pratique (le fait de tolérer) et l’attitude plus abstraite (la tolérance). Ainsi, le questionnaire utilisé par Ipsos aborde à la fois les valeurs des répondants et leur positionnement par rapport à des situations concrètes.

L’étude quantitative est centrée sur les opinions des membres du groupe majoritaire de la population belge. Les membres du groupe minoritaire n’ayant pas été surreprésentés dans l’échantillon en raison de limites budgétaires et techniques, aucune conclusion quant à leurs opinions ne pourra être dressée. Mais une enquête sur ce sujet sera diligentée dans les mois à venir.

L’étude réalisée par Ipsos sera présentée aux scientifiques et discutée avec eux, puis sera rendue publique. Ce document-ci n’est donc pas l’étude complète réalisée par Ipsos, mais une présentation des résultats de cette étude, assortie d’une brève introduction méthodologique, et d’une courte conclusion du Centre pour l’égalité des chances.

07/05/2009

Le lien ci-dessous donne accès à la version intégrale et corrigée du rapport Ipsos.
Quelques fautes rédactionnelles ont été corrigées et quelques tableaux ont été adaptés pour une meilleure lisibilité. Ipsos avait introduit dans le rapport initial une variable ‘conviction politique’ basé sur deux donnés : 1. la vote qu’on précédentes et 2. L’affiliation à une mutuelle. Etant donné la légèreté de ces critères et dans une volonté d’approche rigoureuse, le Centre a demandé de supprimer cette variable ‘conviction politique’. Finalement un tableau intéressant a été ajouté sous le point 4 Sentiments par rapport aux propres groupes démographiques et aux groupes démographiques étrangers de la partie quantitative du rapport. Ce tableau montre les réponses à la question traitée sous le point 4, croisées avec le variable ‘habitat’ (rural vs urbain).

Le volet quantitatif de l’étude Ipsos a été précédé par un volet qualitatif dont le but était d’affiner le questionnaire. Le compte rendu et les constats de ce volet qualitatif ont été ajoutés.

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